Beyrouth y vivre ou y mourir

Beyrouth y vivre ou y mourir

documentaire réalisé avec la collaboration d'Amal Moghazel

# Posté le jeudi 30 août 2007 09:10

Liban, vois-tu, je sais que tu m'attends.

 Liban, vois-tu, je sais que tu m'attends.
Liban, vois-tu, je sais que tu m'attends.

Sous les premières rosées, à l'aube de son exil loin des terres d'orient idylliques,
le je
une poète sillonne les vallées jonglant de sa canne un air mélodique
Sa pe
au, sa veste et ses cheveux dansent sous la douceur du Zéphyr unique
Sa
lèvre est figée, ses pensées sont ailleurs, peut être déjà outre l'Atlantique

Ses pas creusent le sable des plages où les montagnes ont les pieds dans la mer
Ses p
aupières frémissent quand souffle l'air, et ses cils attendrissent la lumière.
I
l s'arrête au pied d'un mont et contemple la forêt de cèdres millénaires ;
Ici
, ses profonds soupirs amènent au lointain firmament de sincères prières

L'odeur
des feuilles d'automne voile et scintille un immense ciel rose nacré
U
n large faisceau de souvenirs y reflète ses images et dessine le passé :
Sur un nuage planant aux horizons de Tyr songent les parfums de sa bien aimée
Et sur les ailes des oiseaux s'ornent ses ongles senteur de pétales d'orangers

Quand
les vents piétinent le flanc des vagues, il entend leurs vieux éclats de rires.
Depui
s leur terrasse à Beyrouth, émanent de sa tasse de thé ses chants et sourires.
Le so
leil couchant aux rivages de Byblos, il écume alors leurs belles histoires et les plaisirs ;
Il re
trouve ses murmures et ses chansons au fond des coquillages et sur les lyres.

A l'heure l'horizon a avalé le soleil, il erre dans l'amertume. Ses pas, en cadence avec le silence nocturne, recueillent les premières tombées de pluie et le clair de lune lui dérobe pensées et mots. Sa canne mélancolique le guide vers le moulin oubl du nord. Près des vestiges de pains empilés pareils aux colonnes colossales de Baalbek, gît le petit corps d'une créature enfantine. Son corps est enchaîné, son regard esttrifié mais elle arbore encore une infinie quiétude angélique. Et sa peau, sa veste et ses cheveux pleurent l'exil des rimes puis des vers que la pluie a pandu sous le flot de larmes innocentes.

# Posté le samedi 07 juillet 2007 13:33

Modifié le jeudi 19 juin 2008 14:36

May, 11 juillet 2006, de retour à Beyrouth

May, 11 juillet 2006, de retour à Beyrouth
11 juillet 2006, aéroport international Rafic Hariri, Beyrouth:

Il
y a les flashes des photographes, plantés sur le tarmac, devant lesquels je m'arrête.

J'a
i envie de dire aux membres du cordon de sécurité qui les retient de les laisser avancer. Je sais ce que c'est que de passer des heures à attendre une personnalité pour la prendre en photo ou lui arracher quelques secondes d'interview, comme un véritable trophée. Mais mes gardes du corps m'entraînent vers l'aéroport.
Je confie alors ma canne au ministre de l'information et, de la main, j'envoie un baiser aux photographes.

-
Encore, encore, May !

- Je ne suis pas une star de cinéma, leur dis-je en éclatant de rire.


[...]


« Nharkoum sa3id (le titre du programme qui m'a valu l'attentat)
J
e continuerai à vous dire Nharkoum sa3id
Nha
rkoum sa3id, même si les tueurs n'en veulent pas.
Nharkoum sa3id, jusqu'à la dernière goutte de mon sang.
Nh
arkoum sa3id, jusqu'au dernier battement de mon c½ur.
Nharkoum sa3id, jusqu'à mon dernier souffle. »


May Chidiac, Le Ciel m'attendra, un livre où on passe du rire aux larmes


# Posté le vendredi 06 juillet 2007 10:44

Modifié le vendredi 06 juillet 2007 13:00

Gvt union nationale

Déménagement d'article

puisque persone à part Ramy et Amani n'ont lu l'article que j'avais placé en raccourci dans "FiNi Fatah al islam" à propos du gouvernement d'union nationale, je le réinsère ici


vOs avis plZz


le 11 mars 2007, suite à l'initiative du 14mars proposée par Saad Hariri qui prévoyait de livrer le tiers de blocage à l'opposition à la seule condition qu'elle ratifie le TI, j'avais écrit :

Livrer le tiers de blocage est ce une manière de restreindre le "conflit politique" à l'intérieur des frontières libanaises et éviter le déchirement au profit des intérêts étrangers ?
Est-ce au contraire une manière d'expérimenter l'opposition de la sorte : "On vous donne ce que vous voulez et si même avec ceci vous refusez le tribunal ou vous dissolvez le gouvernement ce sera pour nous l'occasion de faire la lumière sur vos réelles intentions " ?

Le 14mars n'a pas trahi, suite à la ratification du TI au conseil de sécurité, il livre le 1/3 de blocage; mais voilà :



Gouvernement d'union nationale :


Siniora a demandé à la ligue ara
be d'organiser un sommet extraordinaire à la suite de l'attentat contre Walid Eido : marque d'impuissance ?
Une délégat
ion arabe s'est rendue au Liban et a rencontré toutes les factions politiques libanaises pour tenter d'aboutir à un compromis : sans résultat.
Le secrétaire général de la li
gue, Amr Moussa, a exhorté les Libanais au dialogue, particulièrement l'opposition qui ne cesse de le rejeter et qui ne collabore pas assez avec les parties tierces selon Moussa.
Les leaders du
14mars ont assuré qu'ils avaient accepté toutes les formules proposées par Moussa permettant de constituer un gouvernement d'union nationale. Ils ont notamment consenti l'arrangement qui déléguait à l'opposition le tiers de blocage et qui envisageait l'élargissement du gouvernement pour intégrer les ministres réclamés par le Général Michel Aoun.

Pour rapp
el :
Fou
ad Siniora, suite aux premières réclamations de l'opposition, avait présenté une formule sous le nom de « ni vainqueur ni vaincu » qui élargissait le gouvernement pour le général Aoun et qui ne déléguait le tiers de blocage à personne, soit 19+10+1. Ainsi la majorité avec 19ministres ne constituerait pas les 2/3 du gouvernement et l'opposition avec 10ministres ne serait pas en état de détenir le tiers de blocage (qui nécessite le tiers des ministres plus 1) ; seulement la discussion fut très controversée autour de ce « 1 » dont le nom était « ministre roi ». L'opposition jugeait qu'aucun politicien libanais n'était assez neutre et que ceci ne se nommait pas « gouvernement d'union nationale » car elle ne participait pas efficacement au gouvernement.
La majorité
parlementaire, qui accorde sa confiance au gouvernement, a radicalement refusé de décerner un tel pouvoir à une faction libanaise qui l'utiliserait pour entraver la création du tribunal sous l'ordre de Damas. Nabih Berry, le Président de la Chambre, n'a pas tardé à verrouiller le Parlement, écroulant ainsi une institution et une partie du dialogue.
Fouad Si
niora n'a pas cessé de promettre que le « cabinet d'union nationale » serait formé à la seule condition que le tribunal soit ratifié par l'ensemble des ministres libanais dont les chiites avaient déjà démissionné. L'opposition ayant toujours refusé la mise en place de ce tribunal n'a cessé d'enchaîner manifestations, grèves et désordres civils pour faire pression sur le Premier Ministre. Ce dernier ayant lui-même constitué une opposition indépendantiste autour de lui a pu résister légitimement et s'est chargé d'affecter ce tribunal sous l'égide de l'ONU qui l'a ratifié sous le chapitre 7 de la Charte.
Ainsi, l
ibéré du fardeau du TI, le gouvernement n'avait plus de « prétexte » pour ne pas considérer les démissions chiites comme plus que prioritaires – même si le Premier Ministre pourrait intégrer des ministres chiites n'étant pas nécessairement affiliés au Hezbollah.
La majorité pa
rlementaire du bloc du 14mars, après avoir tendu la main à l'opposition et après l'avoir suppliée de reprendre le dialogue ne serait-ce que pour la forme, s'est finalement résignée à lui livrer le tiers de blocage mais en exposant ses appréhensions. Elle craint par exemple, comme elle avait pendant longtemps fait part, une démission subite des ministres de la faction pro syrienne. Une telle démission créerait un vide politique en faveur du régime de Damas et au détriment de la poursuite du TI tant rejeté par les baasistes et leurs alliés libanais. En conséquence, constituant moins des deux tiers du gouvernement, le reste des ministres ne seraient pas état de mener un gouvernement légitimement.
Out
re cela, les élections présidentielles seraient menacées par une telle démission, d'autant plus que les assassinats visant les députés du 14mars ont commencé à estomper la majorité parlementaire et à anéantir donc la confiance qu'accorde le Parlement au gouvernement Siniora.
(Pour rappel, c'est
le Parlement qui nomme le Président de la République en deux séances à condition qu'au moins deux tiers de l'Assemblée soient présents.)

Le bloc du 14mars a
donc accepté la formule 19+11 et même 17+13 cette dernière étant proposée par l'opposition et lui déléguant largement le tiers de blocage puis intégrant comme prévu le nombre de ministres exigé par Aoun.
Cependant, la ma
jorité parlementaire exige de son côté des garanties lui assurant par exemple que les ministres pro syriens ne démissionneraient pas du nouveau gouvernement et que leurs députés ne boycotteraient pas les présidentielles. Voici un aperçu de ce que le 14mars a longtemps appelé : programme politique de l'opposition.
E
n réponse à cette initiative, la minorité parlementaire a refusé de signer le contrat fixant justement les conditions citées plus haut ; alors que Nabih Berry avait jugé cela comme un grand pas en avant ! Suite aux discussions avec Damas et le Hezbollah, le Président de la Chambre est revenu sur ses dires et à considéré que des conditions n'étaient pas acceptables.
Pourquoi ?
C
omptent-ils justement démissionner pour imposer un vide politique, soit le chaos ? Poursuivent-ils donc leur processus de torpillage du tribunal ? En effet en semant un désordre politique au Liban, l'ONU serait indécise : à qui s'adresser quant aux résultats du Tribunal International ? Il serait indéfectiblement oublié.
Je cite ici les propos du
député chiite du mouvement Amal, Ali Hassan Khalil affirmant qu'en tant que député il avait tous les droits de ne pas assister aux séances du Parlement et que pour cette raison il jugeait les conditions illégitimes. Que Ali Hassan Khalil se rapporte au chapitre 10 de la constitution, soient aux articles 61 - 62 et 63 qui lui clarifient combien il est interdit de boycotter les séances ordinaires et extraordinaires.
(voici en effet le règlement intérieur du Parlement)

De nouveau l'opposition prouve qu'elle tente d'atteindre le chaos et non pas l'union, la voici qui escalade dans ses demandes mais le masque est désormais tombé.
Qui pouva
it imaginer qu'elle pourrait obtenir le tiers de blocage mais qu'elle le rejetterait du fait des conditions imposées ? Des conditions pourtant tout à fait naturelles. En attendant Beyrouth-centre agonise toujours et cette instabilité politique piétine l'économie et la société libanaise.
Un danger res
te à éviter, celui de la formation de deux gouvernements qui scinderaient le pays et sèmeraient l'incertitude au sein de l'armée.



photo : En hommage aux six soldats martyrs de la FINUL espagnole tués par des terroristes au Liban Sud
Gvt union nationale

# Posté le mardi 26 juin 2007 11:07

Modifié le jeudi 19 juin 2008 15:21

FiNi Fatah al islam

FiNi Fatah al islam
A Heart Of A Soldier...
A Heart Of A Nation
(LF)


Grand salut militaire à notre armée et à tous ses membres.


sign the petition for the Army
your name on the lebflag HeRe

.

# Posté le vendredi 22 juin 2007 04:57

Modifié le lundi 11 août 2008 07:54