LIBERTE

LIBERTE
****

Sur mes cahiers d'écoliers
[...]
Sur
mes raisons réunies
[...
]
Sur
mes refuges détruits
J'éc
ris ton nom

Su
r toute chair accordée
[...
]
Sur
les armes des guerriers
[
...]
Sur le front de mes amis
J'écris ton nom

[..
.]
B
ien au-dessus du silence
S
ur les marches de la mort
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom

Et par le pouvoir d'un mot
J
e recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer LIBERTE

P
aul Eluard, Liber



Tous les soldats martyrs, paix à votre âme


les vidéos pour l'armée :
le salut aux soldats
Libanais unis autour de leur armée

# Posté le vendredi 25 mai 2007 08:38

Modifié le dimanche 22 juin 2008 07:18

3ali 3ammar

lol
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# Posté le jeudi 17 mai 2007 07:24

Les deux Ziyads

Les deux Ziyads
Flash :
HORREUR AU LIBAN

Après
les appels à la haine et la tension ?

Deux libanais dont les parents sont affiliés au PSP (mais de confession sunnite) se sont faits enlever lundi et leur cadavres meurtris ont été retrouvés ce jeudi.
Les enqu
êtes sont en route. Je n'ai pas d'information précises pour l'instant.
Selo
n le Nahar ils se sont faits enlever à Msatbiyeh (près de Beyrouth à proximide leur domicile) et leurs corps ont été retrouvés à proximité du Chouf (le fief de Joumblatt au parti duquel adhèrent les victimes), information confirmée ensuite à travers des enquêtes (le quotidien avait aussi ajouté que leur voiture avait été trouvée dans la banlieue Sud de Beyrouth avant de renoncer à confirmer l'information, peut être pour les détails de l'enquête ou à cause de son caractère erroné tout simplement; par conséquent je ne me prononce pas dessus me si la LBC l'avait confirmé et avait même parler de témoins qui seraient en connaissance de l'identité des coupables).

Ce
matin les familles ignoraient encore le décès de leurs enfants. Lere de Ziyad Ghandour (12ans) est depuis ce matin à l'hopital, il n'a pas supporté le kidnapping de son fils unique, la funeste nouvelle de sa mort a aggravé son cas.
Les 2
victimes auraient étuées d'une balle dans les tempes quelques heures après leur kidnapping après avoir été torturées selon la chaîne LBC.

Zi
yad Ghandour (12ans) et Ziyad Kabalan(25ans), puissent vos âmes reposer en paix.
Mes co
ndoléances les plus profondes aux parents des martyrs.



A la suite de cet attentat, des discours de l'opposition, de l'occupation de Beyrouth, d'indications qui m'attestent que le Hezbollah paye des personnes soutenant le 14mars mais appauvries à cause des manifs; il me vient en tête un article que j'avais écrit la veille des manifs:
UN ARTICLE, A RELIRE


Mise a Jour :
Waleed Joumblatt tend la main au Hezbollah et nie toute éventuelle implication du parti de Dieu dans cette affaire.

Confirmation : crime commis par une famille chiite du nom de "Chammas", voulant venger un des siens tombé lors du jeudi noir.

De peur de retomber dans les abysses du conflit fratricide ce crime aura serré les rangs de l'unité nationale comme un mur qui se dresse face à une déferlente vague. Les leaders du 14mars font du mieu qu'ils peuvent pour répondre à la colère des habitants et inhiber donc toute dérive éventuelle.
Joumblatt insiste que seul l'Etat et l'institution juridique puniront les coupables et que personne, surtout parmi le peuple du 14mars, ne récuperera rien via la rue.
Je pense que Joumblatt a joué un rôle très positif à l'occasion d'un évènement aussi surprenant qui appelait, ceci n'échappe à personne, à la division et au conflit.

infos LBC, les parents des victimes

# Posté le jeudi 26 avril 2007 14:17

Modifié le mardi 19 février 2008 13:34

May

May
« On investit des sommes faramineuses dans l'art de tuer et de détruire, quelques miettes sont consacrées à la vie et le reste sert à réparer les dommages causés. »
May Chidiac, le Ciel m'attendra




Un
excellent témoignage libanais qui couvre les temps de la guerre civile jusqu'à aujourd'hui.
Depuis l'
adolescence May Chidiac n'a pas connu le répit; la maladie emporte son petit frère alors qu'il n'avait que onze ans et le destin s'empare de son père, lequel n'a pas le droit au silence des funérailles à cause de la "sale" guerre fratricide qui ravage le quartier beyrouthin de May.
Nombr
euses sont les fois où la jeune femme passe la nuit dans les studios de la LBC à dormir près de la photocopieuse, où elle doit affronter les terribles massacres de la guerre, où elle s'écroule dans le désespoir feignant de croire que sa famille vient de périr sous les obus qui ont écartelé son bâtiment à l'instant, où elle doit se tenir près de son meilleur ami, le caméraman qui vient de filmer un homme blessé fuyant les champs de ruines et qui s'avère être son re...
Il lui re
ste beaucoup d'images de cette période où son destin était suspendu aux cordes de la Providence. Elle a d'ailleurs baptisé son ancien bâtiment, celui des veuves, où les femmes habillées de noir se sont succèdées comme se sont écroulés les obus et comme ont retenti les mitrailleuses.
Ell
e décrit aussi inlassablement ses épopées matinales auxquelles elle a souvent miraculeusement survécu en fuyant de justesse un milicien armé.
E
lle raconte ses rencontres aussi, car comme le Liban May est une personne très humaine et très attachante dont toutes les conversations tournent autour de sa terre natale.
Comme le
Liban May détient aussi une force que seule l'enfer peut anéantir, ni la guerre ni les deuils n'y pourront rien : la foi; "les autres ont les psys, moi j'ai Dieu" réplique-t-elle à maintes reprises.
Dieu sait si ce
n'est pas son court pélerinage vers l'église Saint Charbel qui ne lui aura pas préservé la vie quelques minutes avant cet horrible attentat.
Un
attentat dont la vedette de la LBC ne sortira pas indemne, elle y laissera un bras et une jambe; mais les flammes haineuses de ses assassins et des assassins de ses amis auront insuflé à son esprit une terrible core et une soif de vérité.
"double La
uréate du courage et de la liberté", Fouad Siniora lui ajoutera aussi qu'elle lui a appris à maîtriser sa patience et son calme, et venant de sa part c'est pour dire combien May rime avec la vie.
L
es hommes politiques occupent une place importante dans l'ouvrage, elle y cite Chirac, Siniora, Nazek, Geagea et d'autres qui l'auront soutenue de tout coeur. Mais elle ne développe pas de point de vue politique particulier.
Elle
fait plutôt comme Gébrane Tuéni, elle "plante" et enseigne le Liban partout où elle se rend.
Elle, son attachante famille et ses fidèles amis incarnent la figure du Liban dans ce centre de Valenton où May séjourne et réapprend à se connaître, à s'articuler dans ce nouveau corps qu'elle n'a voulu que refuser.
P
our ne pas que la miraculée se sente dépaysée, "la tribu libanaise" installe un bout de Liban dans ce centre de rééducation.
Cette tribu e
st une métaphore du Liban, un Liban qui comme May aurait bien besoin de quelqu'un pour panser ses plaies, d'un centre de rééducation pour lui apprendre sans cesse à se mouvoir dans un nouveau corps amputé et meurtri mais assoifé de vie.

Néanmoins de
nombreuses fois la journaliste perd espoir, elle apprend l'assassinat de son meilleur ami Gebran alors qu'elle se fait elle même soigner. Deux jours après qu'il lui a rendu visite, Gebran s'est fait assassiner. Il était terriblement en colère contre ces lâches qui ont commandité l'attentat de May.
Elle
pleure plusieurs fois "Je ne savais pas qu'il était possible de verser autant de larmes dans une vie",elle souffre aussi et le symptôme du membre fantôme la perturbe et l'empêche de se mouvoir dans ce monde où mêmes les activités les plus simples sont devenues une corvée. May souffre la douleur du Liban, une nation martyre qui a survécu mais qui doit savoir comment s'accomoder après avoir été amputée des membres et après avoir voulu tout de même préserver l'amour de la vie; une vie rendue invivable pourtant.
Son
remède : l'amour de sa famille et de tous ses amis; cet amour, May voudrait le porter au Liban aussi.
Cet
attentat lui aura fait visiter les portes de la mort, mais son ineffaçable sourire et son besoin de vivre en couleur et surtout en rose l'avaient trop enracinée sur les terres de son pays qui désormais lui doit de s'être sacrifiée pour l'indépendance.
May r
end aussi hommage à tous ceux qui l'ont précédée et qui n'ont pas eu "la chance de rester en vie."
Elle les
connaissait tous, certains étaient ses amis et aujourd'hui elle porte leur message derrière un sourire intacte et un moral de héroïne.

May é
voque longtemps la guerre barbare de juillet imposée par Israël, elle ne la supporte pas et refuse aussi la culture de la mort, elle ne veut pas que son pays soit l'otage des combats des autres, mais elle a foi en la vie, et surtout en ces Libanais: "ces milliers de Phénix qui meurent et renaissent mille fois de leurs cendres".

Elle dédit le livre à ses amis et à l'émir Al Walid Ben Talal qui se sera occupé des frais.



>>>>> NoUvEaU : May honorée par Chirac, elle reçoit les insignes de la Légion d'honneur <<<<<

# Posté le samedi 21 avril 2007 15:09

Modifié le vendredi 14 septembre 2007 15:50

Le Liban n'épargnera jamais à son destin, même outre l'Atlantique

Le Liban n'épargnera jamais à son destin, même outre l'Atlantique
Reem Joe Samaha, 18 ans,(fille d'un couple d'émigrés libanais aux États-Unis, Joe et Mona Samaha, originaires du village de Khenchara) et Ross Alameddine, 20 ans, (né de parents émigrés, Abdallah et Linette Alameddine, originaires de la ville de Tripoli) étaient étudiants à l'université Virginia Tech. Tous deux ont péri sous les balles du criminel qui a mis fin à sa vie après avoir perpétré ce fâcheux crime.
Amin Gemayel "Je connaissais les parents, ils s'étaient réfugiés aux Etats Unis loin de l'insécurité qui drappe le Liban, encore une fois les Libanais ne peuvent échapper à ce funeste destin, il ne reste plus qu'à présenter nos plus profondes condoléances."

# Posté le mercredi 18 avril 2007 10:26