Une vidéo qui retrace précisément ma pensée tout d'abord et j'imagine celle de maintes personnes qui désirent s'ériger contre les préjugés fixés arbitrairement depuis le commencement; un commencement qui n'est pas le même pour tout le monde d'ailleurs.
En quelques minutes le réalisateur, Pierre Dawalibi, brouille ces pistes en précisant l'histoire et les repères qu'a suivi, ou plutôt qu'a dû suivre le Liban.
Il met l'accent sur ce funeste et cet inévitable destin qui a baloté le pays des Cèdres contre son gré, et qui l'a enfoncé dans un malheur qu'il avait pourtant lui même enfanté.
Il explique comment le Liban s'est rapidement trouvé dans un cercle vicieux, où chaque action de soit disant légitimie défense noyait le pays avec ses habitants dans les abysses de la peur.
Une voie d'avenir pour la force vive de la nation, pour la jeunesse qui n'a pas connu la guerre et qui doit savoir comment cet évènement obscur doit absolument faire partie des grands dossiers de l'histoire que l'on parcourt dans un livre uniquement et comment ce scénario ne doit pas interférer dans nos jugements actuels. Il doit rester un garde fou aux potentiels mouvements de haine qui essaient de s'esquisser dans le paysage du Liban actuellement.
Le réalisateur matérialise de manière très intéressante notre "double", toute la lignée de nos ancêtres qui habite en chacun de nous; un double dont il faut se séparer pour libérer son esprit et sa pensée, qu'il faut vomir pour mettre fin à la nausée, à l'écoeurement.
Une notion philosophie tout à fait intéressante qui oblige la société à RENAITRE.
Une leur d'espoir éclaire quand même la fin du court métrage, comme la raison qui aura su tirer les conséquences d'un passé dément.


